Pouvoir de vivre et mobilités durables.

Dernière mise à jour : 23 mai



La guerre en Ukraine a provoqué une crise de l’énergie et amplifié l’inflation des prix, et par là même, la vulnérabilité des ménages, la précarité énergétique et les inégalités d'accès aux services de base.


Le dernier rapport GIEC dit que nous avons 3 ans pour agir, ou plus exactement qu’il faut une action immédiate et des politiques ambitieuses au plus vite, pour espérer atteindre un pic des émissions dans 3 ans. D’autre part, la pollution de l’air fait chaque année en Ile de France plus de 6000 morts prématurées.


Nous sommes donc face à une double urgence, environnementale et sociale, et nous devons faire le lien entre ces deux enjeux de court terme. Et pour répondre à cette urgence, il faut penser le long terme et les aménagements, mais également le court terme ! On a plus le temps d’attendre.


Contre la pollution de l’air et pour réduire les émissions de GES rapidement, et pour faire face à la hausse des carburants, il convient de se défaire de la dépendance à l’automobile individuelle pour tous les trajets, d’offrir des moyens de transport alternatifs et de mettre en place des solutions de baisse des émissions, tout en garantissant le droit à la mobilité.


Un député écologiste à l’Assemblée nationale pourra défendre :


  1. Une hausse du budget alloué aux transports en commun pour augmenter l’offre, notamment dans les zones les moins bien desservies (nouvelles lignes de bus ou transport à la demande) et augmenter les fréquences. Il n’est pas normal d’attendre un métro plus de 15 mn en zone hyper dense !

  2. Une politique ambitieuse pour accélérer la solution vélo

  3. par l’augmentation des crédits alloués aux pistes cyclables

  4. par l’augmentation des primes à l’achat de VAE et vélos cargos, par le rétablissement de l’offre coup de pouce (50 € pour les réparations).

  5. par l’obligation du forfait mobilité durable pour les employeursPar la création de stationnements sécurisés pour vélos, bien dimensionnés dans toutes les gares

  6. par l’augmentation du nombre de places accordées aux vélos dans les TER, Intercités et TGV

  7. Encourager au covoiturage par l’instauration sur les routes nationales et autoroutes d’une file réservée au covoiturage sur la voie de gauche, également ouverte aux taxis et aux cars, à chaque fois que possible

  8. Contrôler les ZFE, par la mise en place des contrôles automatiques des plaques d’immatriculation des véhicules les plus polluants. Exonérer les véhicules transportant plus de deux personnes et les personnes à horaires décalés. A défaut de ZFE, mise en place de la circulation alternée pour tous, dès le franchissement des premiers seuils de pollution

  9. Abaisser la vitesse maximale à 110km/h sur autoroute et généraliser les villes à 30km/h pour diminuer la consommation de carburant (ainsi que les polluants et les GES)

  10. Classer les SUV et véhicules thermiques de plus de 1400 kg comme des poids lourds, donc limiter leur vitesse à 90km/h sur autoroutes.

  11. Sur les longues distances, abaisser les prix plafond des billets de train de 2de classe par une baisse des prix des péages de SNCF réseau. Fixer un prix plancher pour les billets d’avion. Instaurer un billet de train illimité pour les jeunes. Création de pass tarifaires TER. Supprimer la TVA pour les billets de TER, Intercités et de transports en commun.

  12. Réorienter la prime à la conversion des véhicules thermiques vers les territoires ruraux. Développer une offre de leasing de voitures électriques à bas coût pour les ménages les plus modestes, et les travailleurs à horaires décalés.

  13. Financer et encourager les Villes à mettre en place des pédibus et vélobus, pour les écoles, le tourisme et les centres de loisirs.


Charlotte Nenner, Habitante Paris 10e


22 vues