Pour une réelle égalité femmes-hommes, ne causons plus, agissons!

En 2017, Emmanuel Macron a déclaré l’égalité femmes-hommes comme la grande cause du quinquennat.

Quel est son bilan ? La mise en place d’un gouvernement de la honte suite à sa réélection, 1 femme tuée par son conjoint ou ex-conjoint tous les 3 jours, 0,25% du budget de l’État consacré à l’égalité femmes-hommes…

En 2022, Emmanuel Macron déclare l’égalité femmes-hommes la grande cause de son quinquennat.

En finir avec toutes les violences faites aux femmes et aux enfants :


  • 113 féminicides en 2021

  • 16% des femmes déclarent avoir été victime de viol ou de tentative de viol et 59% étaient mineures au moment des faits

  • 1 femme sur 2 est victime de violence sexuelle

  • 85% des personnes transgenre ont été agressées dans leur vie

  • 80% des femmes en situation de handicap sont victimes de violence

  • 75% des agressions islamophones visent les femmes

Pour en finir avec l’impunité et lutter contre les violences sexistes et sexuelles, nous nous engageons à mener ces actions en allouant des moyens à la hauteur du milliard d’euros annuel demandées par les associations, pour mener leurs actions, à savoir :

  • Sensibiliser, informer, former à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et notamment en formant spécifiquement à l’identification des situations de violence et à l’accueil de la parole des victimes les agent·es en lien avec les habitant·e.s

  • Améliorer l’accompagnement et l’écoute des victimes à chaque étape : un accès direct et en urgence des victimes aux unités médicojudiciaires, avant même tout dépôt de plainte (24h/24h), protocoles clairs pour l’accueil des plaintes, en fonction du type d’infraction (harcèlement, viol, inceste) et de victimes (enfants, conjointes).

  • Protéger les femmes victimes de violences en dépénalisant par exemple le séjour irrégulier des femmes étrangères et en leur donnant accès aux centres d’hébergement dédiés aux femmes victimes de violences, à l’aide juridictionnelle et au respect du droit au dépôt de plainte.

Pour une représentation politique irréprochable et paritaire

Mettre fin au gouvernement de la honte…

  • 1 ministre de l’Intérieur accusé de viol

  • 1 ministre des Solidarités accusé d’agression sexuelle par 2 femmes

  • 1 ministre de la Justice déclarant « A 30 ans, on n’est pas une potiche incapable de dire non à un homme qui vous prend le pied » à propos d’une femme, victime d’agression sexuelle de la part Georges Tron

  • 1 ministre de la Transformation et de la Fonction publique qualifiant « d’honnête homme » un ex-candidat LREM condamné par la justice pour violences conjugales

…en élisant une Assemblée nationale de la NUPES qui constituera un gouvernement exemplaire et féministe.

A l’heure du #MeTooPolitique, et pour une égalité réelle des femmes et des hommes en politique, nous ferons en sorte de :

  • Imposer la parité comme principe incontournable de composition de l’exécutif et promouvoir les nominations de femmes aux postes de Première Ministre, de Présidentes des différentes chambres (Parlement, Sénat) et ne pas reléguer les femmes dans des fonctions/ministères dits « féminins » (famille, enfance, santé, social, etc.)

  • Écarter les auteur.trice.s et les hommes/femmes mis en examen pour violences sexistes et sexuelles de la composition du gouvernement, de leurs équipes et des postes de la haute fonction publique

  • Mettre en place une cellule d’alerte, d’écoute et d’accompagnement des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles dans les cercles des responsables politiques et de leurs équipes

  • Encourager les partis politiques à former leurs cadres et adhérent·es à la prévention des violences sexistes et sexuelles et du harcèlement au travail.

Égalité salariale et revalorisation des métiers essentiellement occupés par les femmes :

  • 24% de salaire en moins pour les femmes

  • 850 euros de pension retraite en moins pour les femmes

  • 36,3% des mères isolées vivent sous le seuil de pauvreté

Exigeons une égalité salariale entre les femmes et les hommes

Malgré un arsenal législatif enraciné dans la constitution de 1958, le rattrapage salarial entre femmes et hommes n’est encore qu’une tendance statistique. Le cadre contraignant doit se renforcer notamment par les conditions d’accès à des finances ou aides de l’Etat. Les sanctions financières doivent devenir dissuasives. Des critères clairs et mesurables doivent être établis, grâce à la révision de l’index égalité.

Revalorisons des métiers du lien et du soin, majoritairement occupés par des femmes

  • En reconnaissant les qualifications et compétences du lien au travers d’une refonte des classifications professionnelles dans les secteurs peu mixtes en priorité. Considérées comme une extension de la sphère domestique, le travail du lien et du soin est largement « essentialisé » et donc dévalorisé. Les femmes seraient « naturellement » compétentes dans le soin à l’autre et donc le travail du soin ne correspondrait pas à de véritables qualifications ni à une expérience professionnelle au même titre que d’autres filières d’emploi.

  • En reconnaissant davantage la pénibilité « invisible » ou « psychique » pour notamment les personnes intervenant à domicile qui sont extrêmement exposées aux violences sexuelles et sexistes, au racisme, etc.

  • En prévenant l’usure professionnelle, physique et psychique dans les métiers du lien et du soin. L’accès à la formation et l’anticipation des reconversions professionnelles doivent être renforcés pour prévenir la survenue des maladies invalidantes, des situations d’inaptitude ou de handicap chez les travailleuses du lien.

Rendons obligatoire le congé parental et rallongeons-le

  • La prise d’un congé parentalité et le passage à temps partiel sont des aménagements réalisés majoritairement par les femmes dans les couples hétérosexuels (30.6% des femmes et 7.8% des hommes sont à TP en 2016 selon l’Insee). Cela impacte directement les écarts salariaux entre les femmes et les hommes, le temps de travail étant responsable de 40% des inégalités de salaires. Un congé parentalité obligatoire et rémunéré permettrait aux ménages les plus précaires d’En 2017, Emmanuel Macron a déclaré l’égalité femmes-hommes comme la grande cause du quinquennat.

  • En entreprise, au-delà de l’écart salarial, le congé parental différencié entre femmes et hommes est l’un des premiers facteurs de ralentissement de carrière pour les femmes. Celui-ci est souvent cité par les femmes comme l’événement ayant le plus bouleversé leur carrière, et si les études récentes manquent, on sait que la potentielle absence liée à un congé maternité peut constituer un frein soit à l’emploi, soit à l’attribution de responsabilités ou d’opportunités par les employeurs. Ce ralentissement de carrière se poursuit et se confirme à mesure que les échelons de l’entreprise sont montés, puisqu’il y n’y a en moyenne que 30% de femmes cheffes d’entreprise.

  • Un congé parentalité allongé permettrait aux co-parents de participer au développement de l’enfant à parts égales. Cette implication renforcée du deuxième parent entraînerait également un partage des tâches domestiques accru et une diminution à court et long terme de la charge mentale pour les femmes. Ce rééquilibrage des tâches dès les premières semaines de l’enfant contribuerait également à réduire les inégalités dans la perception extérieure de l’implication des parents. Ainsi, les professionnel·es de l’enfance, petite enfance et de santé percevraient les deux parents comme impliqué·es de manière équivalente dans les soins de l’enfant.

Julie Manac’h, Habitante du 10e arrondissement

14 vues