L'Europe que nous voulons.

L’Europe est un projet de civilisation et un espace pour protéger les biens communs, les communs naturels, et les personnes.

Elle est, pour nous, le niveau auquel les enjeux peuvent et doivent être gérés. Pour autant, l’Union européenne actuelle doit être réorientée vers des politiques plus écologistes et plus solidaires. Car depuis plusieurs décennies, force est de constater que ce projet a été dévoyé par les partisans du néolibéralisme destructeur de la planète et des acquis sociaux. Nous voulons ensemble chercher des victoires essentielles tout en continuant la construction européenne, dans le cadre de l’Etat de droit. Cette précision a toute son importance : c’est elle qui garantit qu’il ne peut y avoir de libertés prises avec le cadre européen, pas de violation des règles, respect de la primauté du droit de l'Union, respect de l'autorité de la cour de justice, égalité entre les citoyen-nes. C'est ça l'état de droit. Nous réaffirmons le maintien de la France dans l’UE (donc le maintien dans les traités), le maintien dans l’euro et le tout sans affaiblissement de l’UE. Il est hors de question pour nous de mettre le doigt dans un engrenage d’une Europe à la carte ou d’un “Opt-out”. Mais il ne s’agit pas d’avoir “l’Europe honteuse” ou simplement de se défendre de vouloir la quitter. Européen-es convaincu-es, nous voulons la réorienter. De quoi parlons-nous lorsqu'on parle de désobéissance ? ce ne sont pas des violations : c'est par exemple la suspension du TSCG (avec le financement des mesures d’aide pour répondre à la crise Covid - ce qui est légal) et la négociation Espagne et Portugal sur les prix de l'énergie (tout à fait légal aussi).


Car, tout l’enjeu de la période qui vient est : “Quelle Europe voulons nous ?”

La question n’est pas pour ou contre l’Europe, mais comment progresser vers une Europe au service du climat et de la justice sociale. Ainsi quand des eurodéputé-es écologistes et de gauche votent contre la Politique Agricole Commune, ça n’est évidemment pas pour dire qu’il n’en faut pas, mais parce que son orientation est productiviste et libérale.

La bonne nouvelle c’est que depuis peu, les consciences bougent. Les règles austéritaires sont abandonnées et l’idée de défense européenne progresse. C’est un moment politique qu’il nous faut saisir pour faire progresser le projet européen. Et comme dans tous les moments de bascule, la désobéissance peut être un point d’appui pour arracher des victoires et réorienter l’Europe. Et pourquoi pas un nouveau Traité environnemental qui permettrait soumettre toutes les lois à l'impératif de la préservation de la planète.

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